Palestine

Contexte

L’année 2020 peut être considérée comme une des pires que la Palestine ait connues depuis plusieurs décennies. D’une part à cause des conséquences de l’épidémie de Covid-19 sur le pays en général et pour Gaza en particulier. D’autre part à cause du contexte d’occupation légitimé par le gouvernement américain à l’origine de l’ « Accord du siècle », un plan de paix qui implique le contrôle total de Jérusalem par Israël et l’annonce unilatérale d’un plan d’annexion des territoires palestiniens occupés. La pandémie de Covid-19 n’a fait qu’aggraver la situation humanitaire catastrophique déjà existante tant en Cisjordanie qu’à Gaza. Ces crises sanitaires et humanitaires se sont inscrites dans un contexte marqué par une économie locale en pleine stagnation, une dépendance quasi totale à l’égard de l’économie israélienne et un chômage chronique. L’épidémie mondiale a eu de graves conséquences sur le plan social et économique pour les petites entreprises, les agriculteur·rice·s, les éleveur·euse·s, les ouvrier·ère·s et ceux·elles qui mènent des activités économiques informelles.

Notre action

Solsoc appuie ses partenaires MA’AN Development Center et PAC (Popular Art Center) qui travaillent avec les jeunes employé·e·s, chômeur·euse·s et étudiant·e·s, ainsi qu’avec des organisations locales et des décideur·euse·s. En 2020, les jeunes du programme ont continué à renforcer leurs liens avec les jeunes Palestinien·ne·s vivant en Israël, et ceux·elles des camps de réfugié·e·s au Liban. Ces échanges ont tourné autour de la mise en place de coopératives agricoles. Ce qui a poussé beaucoup d’entre eux·elles à créer des initiatives agricoles en Cisjordanie. Solsoc et la FGTB Centrale Générale soutiennent la PGFTU, le principal syndicat palestinien, avec les travailleur·euse·s du secteur des carrières de pierre. L’objectif du programme est de sensibiliser et former les travailleur·euse·s, en particulier sur les mesures de santé et sécurité au travail. Par ailleurs, le syndicat mène également des actions de plaidoyer pour améliorer le respect des droits des travailleur·euse·s, en particulier l’application, voire l’extension, du Code du travail. Des visites conjointes aux carrières de pierre en Cisjordanie ont permis d’encourager certains employeurs à s’engager pour garantir des normes de sécurité et de santé à leurs travailleur·euse·s.

3

ORGANISATIONS PARTENAIRES

51

ORGANISATIONS LOCALES SOUTENUES

1,6

MILLIONS D’EUROS D'APPORT FINANCIER DE SOLSOC EN 5 ANS

Témoignage

J’ai rejoint le projet FADOC en 2020, comme bénévole. Pour moi, je pense qu’il s’agit d’un défi personnel pour me permettre d’exprimer ma personnalité. J’ai beaucoup appris en rencontrant de nouvelles personnes, en ayant des dialogues sur des concepts importants pour notre réalité. Je vois le FADOC comme l’espace où je peux mettre en pratique ma liberté d’expression, rencontrer et échanger avec des pairs partageant les mêmes idées. Je m’inscris à toutes les activités mises en place par le FADOC. J’ai eu la chance de visiter toute la Cisjordanie, ce que je n’aurais pas pu faire. Le moment qui m’a marqué en 2020 a été ma participation à la campagne « Debout comme les olives et le thym » où j’ai eu l’occasion de visiter les fermes environnantes des colonies israéliennes autour de la Cisjordanie et de travailler main dans la main avec les agriculteur·rice·s dans la récolte de leurs cultures. Pour moi, c’est ça la solidarité et le compromis. Je ne possède pas ces terres, mais cette activité m’a donné l’impression d’être propriétaire de toutes les terres de mon pays.

Waleed Abu Zahra, 19 ans, du camp de réfugiés de Nour Shams à Tulkarem

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