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OIDHACO : Communiqué de Presse

Journée nationale du Journaliste en Colombie

Bruxelles, le 8 Février 2013

Nous appelons l’Union européenne à exiger une protection pour tous les journalistes en Colombie

Comme l’affirme la Fondation pour la Liberté de la Presse « 2013 a commencé avec de graves attaques contre la presse dans le pays (...). En moins d’un mois, il y a eu trois menaces de mort contre des journalistes, en plus de l’annonce de zones interdites pour le journalisme à Medellin et de l’interruption de la circulation d’un journal dans le département de Sucre ». Ces déclarations montrent que cette situation – dénoncée au cours des années précédentes - de risque sérieux pour les journalistes colombiens persiste.

Dans son rapport de 2013, Reporters sans frontières (RSF) classe les pays – du plus respectueux de la liberté de la presse au moins respectueux -, la Colombie se classe 129e parmi 179 pays. Cette organisation a régulièrement dénoncé les menaces dont ont été victimes des journalistes dans le nord du pays. Ceux-ci ont du - ces derniers jours - quitter leurs villes – Sincelejo et Monteria - pour protéger leurs vies. De plus, RSF met en garde contre le fait que « le narcoparamilitarisme reste un prédateur de la liberté de la presse en Colombie ». Selon un rapport publié par la Fédération Colombienne des Journalistes (FECOLPER) « entre 2011 et 2012 trois journalistes ont été tués et il y a eu 202 cas d’agression contre des journalistes exerçant leur métier ».

Les moyens pour réduire la presse au silence sont divers, les menaces, les attaques, les assassinats, mais une autre menace pour la liberté de la presse est - comme le mentionne le Rapporteur Spécial des Nations Unies pour la liberté d’expression et d’opinion – « l’augmentation de l’utilisation par les agents publics de la loi pénale contre la diffamation, la calomnie ou l’injure pour faire taire les critiques à l’encontre de leurs activités personnelles ou politiques publiques. La simple utilisation d’un tel ‘harcèlement judiciaire’ crée un climat de peur et un ‘effet paralysant’ qui encourage l’autocensure ». FECOLPER souligne que face à cette grave situation les journalistes ne mettent plus à l’ordre du jour des médias des sujets comme l’exploitation minière illégale, le trafic de drogue et la corruption politique.

La Fondation pour la liberté de la presse (FLIP), note que la Colombie est l’un des pays les plus violents pour les journalistes. En 2012, elle informe que 158 journalistes ont été victimes d’agression - 80 menaces, 29 agressions physiques et psychologiques, 9 arrestations illégales et 24 obstructions à l’exercice de leur travail. Bien que le Rapporteur des Nations Unies se félicite de l’existence de l’Unité Nationale de Protection des Journalistes, il regrette qu’elle se « limite à fournir des mesures de protection physique » lorsqu’il est important d’inclure des mesures juridiques et politiques, « en particulier la condamnation publique des attaques contre les journalistes et le soutien à la liberté de la presse par les hauts fonctionnaires de l’Etat ».

Malgré cette situation alarmante l’impunité demeure très répandue : sur les 140 cas de journalistes assassinés entre 1977 et 2012, 59 cas ont prescrit et jusqu’en 2011, il y avait seulement 17 décisions de condamnation (12% des cas). L’impunité est considérée par le Rapporteur comme « la principale cause du nombre inacceptable de journalistes agressés ou tués chaque année. »

A l’occasion de la célébration de la « Journée Colombienne du journaliste  » le 9 Février, Oidhaco demande à l’Union européenne, à ses pays membres, à la Suisse et à la Norvège d’utiliser tous les moyens à leur disposition pour mettre un terme à la peur pour la presse en Colombie. « En Colombie, on menace, persécute et assassine des journalistes, mais l’UE n’a toujours pas condamné cette persécution  », explique Vincent Vallies, porte-parole de l’organisation basée à Bruxelles. « Par conséquent, nous demandons à l’UE d’exiger une protection intégrale pour tous les journalistes en Colombie. Sans liberté de la presse, le droit au libre accès à l’information pour tous les citoyens n’est pas garanti  ».

Mots-clefs associés

Pays : Colombie

Thématiques : Démocratie - Droits Humains - Participation

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