Deux axes thématiques « Accès à la santé » et « Sécurité et souveraineté alimentaires » ont été retenus pour le programme au Burkina Faso. La thématique « Démocratie », quant à elle, est transversale dans tout le programme au travers de l’axe participation citoyenne.
Au Burkina, le problème d’accès aux soins de santé de qualité se pose pour la plus grande partie de la population : seuls 10% de la population ont une couverture de sécurité sociale. Les politiques de santé ne sont pas mises en œuvre de façon satisfaisante pour les populations. De sorte que, même si l’offre de soins s’améliore progressivement, l’accès aux soins reste très difficile pour l’immense majorité de la population burkinabè. Le programme « Accès à la santé » a pour ambition de contribuer à la promotion de la santé à la base, avec la mutuelle comme outil d’accès aux soins. Le mouvement des mutuelles de santé émergent pourrait devenir une véritable dynamique de mobilisation de droit à la santé et de couverture sociale pour tous s’il est renforcé et porté.
80 % de la population vit des revenus de l’agriculture. Cette agriculture se caractérise par la prédominance des petites exploitations familiales, tournées essentiellement vers la production vivrière. Cependant, ce système de production est mis à mal par une politique qui depuis le milieu des années 90 ne cesse de se libéraliser. La promotion de l’agrobusiness et des politiques foncières peu favorables aux petits paysans augmentent le risque que les terres soient de plus en plus accaparées par les opérateurs privés. Le programme « Sécurité et souveraineté alimentaires » se propose de contribuer à renforcer les organisations paysannes et les producteurs afin qu’ils puissent mieux accéder et maîtriser les moyens de production. L’objectif est aussi qu’ils soient en mesure de travailler en synergie pour revendiquer et négocier de manière plus efficace.
Le Burkina Faso est dans un processus de décentralisation politique et administrative. La collectivité territoriale, particulièrement la commune rurale, constitue désormais le point d’ancrage et d’impulsion du développement à la base et la référence pour la mise en œuvre de la gouvernance locale. Mais le processus de décentralisation étant récent et largement impulsé du haut vers le bas, elle reste peu comprise des populations. Le programme se propose donc de renforcer les capacités des organisations de base à prendre leur place dans ce nouveau processus : participer aux nouveaux conseils afin de contribuer à la définition des politiques locales tant en milieu rural que dans les villes.
Solidarité Socialiste a trois partenaires au Burkina Faso : ASMADE (Association Songui Manégré/Aide au Développement Endogène), CODDE (Coalition des organisations de la société civile pour le développement durable et équitable) et la Fédération des Unions des Groupements de Producteurs du Nayala.