En Bolivie une partie de la sécurité alimentaire est basée sur la production locale (principalement la pomme de terre, le maïs et l’avoine), mais aussi sur des produits importés tels que le blé, le lait, les huiles, le riz, les pâtes, etc., desquels les gens sont devenus malheureusement dépendants. De plus, la consommation principale, sinon quasi exclusive, d’hydrates de carbone qui sont la base de l’alimentation dans les régions rurales, provoque un retard dans la croissance des enfants. Actuellement ce sont les communautés paysannes qui sont les plus affectées par les problèmes de dénutrition. C’est le cas des deux municipalités de Tacobamba et de Sorata, impliquées dans le programme. En effet, celles-ci sont classées parmi les cinq régions les plus pauvres de la Bolivie. Les niveaux de dénutrition et de mortalité infantile y sont élevés. Les problèmes liés à l’érosion, à la taille réduite des exploitations, à la réduction des terres fertiles et productives, affectent directement la production agricole et la sécurité alimentaire. La distribution d’aide alimentaire dans ces régions et les bas prix des productions agricoles produites par les paysans face à la concurrence des produits importés sont aussi des facteurs déterminants à prendre en compte dans le présent programme.
Le programme de Solidarité Socialiste en Bolivie contribuera au renforcement de la sécurité et de la souveraineté alimentaire dans les deux régions rurales impliquées au travers d’activités intégrées, qui partiront de la dynamique d’organisations de base et se centreront sur le développement d’infrastructures productives, la diversification des produits agricoles et des jardins potagers, la formation et les échanges d’expériences, l’élaboration de propositions et le lobbying auprès des instances politiques et publiques en charge du développement agricole et des zones rurales, afin de promouvoir de réels changements.
Les deux partenaires de Solidarité Socialiste en Bolivie sont le Centro de Capacitación y Servicio para la Integración de la Mujer (CECASEM) et la Fondation Interculturelle Nor Sud.