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Conférence de Poznań sur les changements climatiques

lundi 1er décembre 2008

La 14e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 14) se tient à Poznań, Pologne, du 1er au 12 décembre 2008, en même temps que la 4e session de la Réunion des Parties au Protocole de Kyoto. Il s’agit d’un forum de discussion politique pour attirer l’attention du monde entier sur le problème des changements climatiques. Organisée par le Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC), la Conférence devrait rassembler environ 8 000 participants de plus 190 pays : ministres de l’environnement ou chargé des changements climatiques, délégations gouvernementales, institutions internationales, organisations non-gouvernementales spécialisées dans les domaines de l’environment, des affaires et de la recherche, et représentants des média.

Cette dernière conférence annuelle de l’ONU, précédée par celle de Bali de l’année passée avec une feuille de route sans contraintes chiffrées, est le dernier pas vers un accord mondial sur le climat auquel les 192 pays signataires de la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques (CCNUCC) doivent absolument aboutir en décembre 2009, à Copenhague.

Cette dernière réunion avant la fin du protocole de Kyoto en décembre 2009, a lieu dans un contexte difficile, alors que les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) n’ont jamais été aussi élevées, selon l’ONU, et que la crise financière mondiale n’est toujours pas passée.

De plus, seuls les pays industrialisés qui ont ratifié le Protocole de Kyoto sont soumis à des contraintes de réduction de leurs de gaz à effet de serre (GES), sur la période 2008-2012, mais pas les pays en développement comme la Chine qui est désormais considérée comme le premier pollueur mondial, ou les Etats-Unis qui n’ont jamais voulu ratifier le protocole. Note d’espoir, la nouvelle administration américaine emmenée par Barack Obama semble plus ouverte aux négociations sur le climat que l’ancienne de George W. Bush.

Le nouveau président américain s’est en effet déjà engagé à ramener les émissions de gaz à effet de serre (GES) des Etats-Unis à leur niveau de 1990 d’ici 2020. A Poznan, l’enjeu principal est d’amener les grands pollueurs de la planète à participer à cette démarche mondiale de réduction des émissions polluantes, à savoir les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil, mais aussi l’Afrique du Sud et le Mexique.

Les participants à la Conférence de Poznan devraient parler prioritairement du Fonds d’Adaptation destiné aux pays pauvres pour les aider à faire face aux conséquences du réchauffement climatique. Les Nations Unies et les groupes humanitaires font pression pour une augmentation rapide des financements internationaux pour aider les pays les plus pauvres du monde à faire face au changement climatique, alors même que la crise financière met à rude épreuve les budgets des nations riches. Les experts de l’aide financière affirment que des dizaines de milliards de dollars sont nécessaires pour se préparer aux temps plus extrêmes et aux autres conséquences du réchauffement climatique, telle que l’augmentation du niveau des mers.

« La nécessité d’un progrès réel pour la gestion du changement climatique n’a jamais été plus urgente » a déclaré Yvo de Boer, directeur du Secrétariat des Nations Unies pour le changement climatique, lors d’une déclaration avant l’ouverture de la conférence. « Les effets du changement climatique que la science a identifiés pèsent déjà sur les plus vulnérables qui attendent les ressources financières et technologiques dont ils ont besoin pour faire face à ces conséquences ».

Le Coordinateur de l’Aide d’Urgence des Nations Unies, John Holmes, a déclaré que les gouvernements devraient mettre davantage l’accent sur l’adaptation au changement climatique dans les négociations internationales, qui se focalisaient principalement sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’à l’année dernière. « Nous voyons déjà les effets du changement climatique dans la mesure où il y a plus de catastrophes naturelles et que ces dernières sont plus intenses : plus d’inondations, plus de cyclones, plus de sécheresses… Nous devons gérer ces problèmes dès maintenant et pas seulement dans le futur » a-t-il déclaré.

Les mesures d’adaptation au changement climatique sont diverses et comprennent la construction de défenses aux inondations, de maisons surélevées, la mise en place de systèmes d’alertes, la plantation de végétation côtière et de différentes cultures.

Les gouvernements devraient mettre la touche finale au Fonds d’Adaptation du Protocole de Kyoto lors de la conférence de Poznan pour qu’il puisse commencer à lancer des projets concrets en 2009. Le comité en charge de ce fonds a passé toute une année à réfléchir à des questions techniques et légales et n’a pas encore à réunir les financements nécessaires.

Le fonds devrait être financé par une taxe de 2% sur les projets lancés dans le cadre du Mécanisme de Développement Propre, un système des Nations Unies qui autorise les nations riches à investir dans des projets d’énergie propre dans le monde en développement, pour compenser leurs propres émissions de dioxyde de carbone.

LE CROCO,

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