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Aide d’urgence à Gaza.

vendredi 28 novembre 2008

Solidarité Socialiste mène un projet d’aide d’urgence à Gaza avec son partenaire Ma’an. Ce projet, qui s’appelle "Appui aux fermiers pauvres et aux familles vulnérables de Gaza", a deux objectifs principaux. D’une part, il vise à appuyer les familles les plus vulnérables au niveau de la sécurité alimentaire, et à soutenir les petits paysans qui, face au blocus et à la crise, n’arrivent plus à vivre de leur production.

Le contexte

La situation actuelle des 1,5 millions de palestiniens à Gaza n’a jamais été pire depuis l’occupation militaire d’Israël en 1967. Gaza souffre depuis bien longtemps d’une stagnation économique qui a des conséquences directes sur les indicateurs de développement de la zone. La situation s’est aggravée de manière exponentielle depuis qu’Israël a imposé le blocus total et une restriction extrême par rapport aux mouvements de personnes et des biens lors de la prise du pouvoir par le Hamas.

Le chômage à Gaza est en moyenne de 40% et même, dans certaines régions, il atteint les 50% . Le secteur privé — qui génère 53% de tous les postes de travail à Gaza— a été dévasté ; les différents commerces sont en faillite et 75,000 des 110.000 travailleurs se trouvent aujourd’hui sans travail. Actuellement, 95% des industries à Gaza ont du suspendre leur activité parce que les matières premières nécessaires ne sont plus disponibles. En juin 2005, il y avait 3,900 entreprises à Gaza qui employaient 35,000 personnes. Une année et demie après, en décembre 2007, à peine 195 d’entre elles subsistaient et n’employaient plus que 1,700 travailleurs.

L’industrie de la construction est également totalement paralysée et des milliers de travailleurs sont au chômage. Le secteur agricole est aussi très affecté, près de 40,000 travailleurs qui dépendent de l’agriculture se trouvent sans aucun revenu. En effet, 56% de la production agricole était destinée à l’exportation ; cette fermeture totale des frontières représente donc une catastrophe pour les agriculteurs.

Depuis la prise du pouvoir par le Hamas, toutes les frontières et tous les passages qui relient Gaza à l’extérieur sont fermés par ordre militaire israélien. Ces passages ont été ouverts à peine trente jours cette année afin de faire entrer des aides alimentaires et quelques quantités limitées de carburants totalement insuffisantes pour satisfaire les besoins énormes de la population. Il est arrivé que l’approvisionnement soit totalement interrompu pendant plusieurs jours. Nous trouvons ainsi des régions et des quartiers de Gaza qui restent deux ou trois jours entiers sans eau ni électricité, ce qui a de graves répercussions sur l’environnement.

Les barrières à l’entrée des produits commerciaux ont provoqué une hausse drastique des prix des biens même en ce qui concerne des produits de base comme les céréales, la viande, le riz, le lait, etc. Parallèlement, la production locale, face à l’impossibilité d’exportation, a vu ses prix chuter et il est devenu presque impossible pour les petits producteurs de survivre face aux coûts de la production. La plupart des matières premières ne se trouvent plus sur le marché qu’à des prix exorbitants : semences, fertilisants, outils de travail, matériel pour la construction des serres, etc. Cette situation a des conséquences catastrophiques pour les petits paysans.

La dégradation de l’économie et des conditions de vie des palestiniens en est arrivée à un point extrême ; et la plupart des familles n’ont plus accès aux produits de base, entre autres en matière alimentaire. Aujourd’hui en moyenne 80% des familles sont obligées de vivre de l’aide Humanitaire contre 63% en 2006. Cependant, malgré l’aggravation de la crise humanitaire, le nombre de camions qui peuvent rentrer pour acheminer l’aide humanitaire a aussi diminué de moitié.

Par ailleurs, la situation des jeunes est également désespérante. 2000 étudiants ont perdu leur année universitaire dans les universités arabes et étrangères et plus de 5000 palestiniens ont perdu leur travail et leur résidence dans les pays arabes voisins et sont toujours bloqués à Gaza.

Toute la vie est paralysée à Gaza, rien ne fonctionne, hormis, mais au ralenti, deux secteurs essentiels : l’éducation et la santé. Gaza est devenue une ville fantôme malgré la volonté et les espérances d’un peuple isolé et d’une population affamée.

Le projet

Le projet est donc axé sur l’appui à des petits paysans marginalisés, en ce qui concerne la formation et le suivi de leur production, et l’achat de celle-ci à un prix juste. Leurs produits seront groupés, emballés et distribués aux familles les plus nécessiteuses durant une période de six mois. Après cela, d’autres familles dans une autre région seront identifiées et auront également la possibilité d’avoir accès à ces produits alimentaires de base. La durée totale du projet est de douze mois.

Au niveau des bénéficiaires directs, le projet appuiera environ 250 petits fermiers et 2.400 familles marginalisées, dans l’incapacité d’assurer leur sécurité alimentaire.

Le processus comptera, dans chaque zone d’action, sur l’appui direct d’un comité de village constitué par des représentants des associations locales ou des leaders communautaires, qui accompagnera le projet au niveau local de manière continue.

En ce qui concerne la stratégie globale, le projet développe donc trois actions principales : réhabilitation agricole, distribution des colis alimentaires aux familles défavorisées et création d’emploi à travers les tâches nécessaires à la bonne réalisation du projet.

Les postes de travail seront créés surtout dans les régions à haute concentration de chômage. Ces opportunités de travail seront mises en place grâce à l’offre de main-d’œuvre nécessaire pour la récolte de la production, l’élaboration, l’emballage des paquets pour les familles et la distribution de ceux-ci. Au total le projet va permettre la création d’au moins 80 emplois temporaires (1.450 journées de travail).

Les deux zones où seront répartis les colis seront Gaza et Khan Younis, les six premiers mois avec des familles de la région de Gaza et des trois villages sélectionnés alentour, et les six mois suivants avec les familles des villages de la zone de Khan Younis.

Cette stratégie implique également une série des tâches pour atteindre l’objectif visé. A cette fin, cinq personnes seront engagées directement par le projet : un ingénieur agricole, qui apportera un appui technique aux petits fermiers ; un coordinateur de terrain chargé de mettre en relation les différentes activités et phases du projet ; et trois personnes en charge du suivi de l’achat des produits, de l’emballage et de la distribution. Les comités de village seront mis en place dans chaque village où les familles ont été sélectionnées et travailleront de manière bénévole.

Infos : Gladys Cifuentes (02/505.40.70).

LE CROCO,

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