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Colombie

GRAIN DE CAFÉ EN COLOMBIE

En Colombie, l’année 2013 a été marquée par de nombreuses protestations. Les mouvements populaires ont gagné en puissance dans différents secteurs : production de café, industrie minière, secteur agraire, santé, éducation. Les manifestations dans leur ensemble témoignent d’un mécontentement généralisé face au modèle d’ouverture économique du pays. Dès l’application du modèle néolibéral, l’économie colombienne a connu une embellie, ce qui a favorisé l’investissement étranger et les bénéfices que cela engendre. Malheureusement, cette croissance n’a pas servi à améliorer les conditions de vie de la population. Avec le temps, suite aux tactiques de désolidarisation du gouvernement, le mouvement populaire s’est dispersé. A cela s’est ajoutée la criminalisation des manifestations sociales, qui a porté atteinte aux libertés d’expression et de manifestation en Colombie.

Colombie

2013 a été une année de contradictions ; d’une part le processus de paix se poursuit et on observe des avancées pour les paysans spoliés de leurs terres, ainsi qu’au niveau de la participation politique. Mais par ailleurs, la criminalisation de la protestation sociale et des défenseurs des droits humains continue. Cependant, malgré l’ampleur de la mobilisation, tous secteurs ne portaient pas les mêmes revendications. Le gouvernement a utilisé ces divisions internes pour stigmatiser le mouvement, le réprimer et le diviser en établissant des accords partiels avec certains secteurs, sans chercher à remédier aux causes profondes de la protestation.

En Colombie, Solidarité Socialiste soutient quatre organisations : IPC (Institut Populaire de Communication) et ENS (Ecole Nationale Syndicale) à Medellin, FUNCOP (Fondation pour la Communication Populaire) à Popayan et ATI à Bogota qui, à leur tour, appuient six organisations paysannes et huit associations d’économie sociale et solidaire.



Améliorer la qualité de vie grâce au café

L’ASOPROECO est une organisation de producteurs de la municipalité d’El Tambo Cauca appuyée par le programme de Solidarité Socialiste depuis 2011. L’association recherche le développement économique et social de la région et l’amélioration de la qualité de vie de ses habitants grâce à la production de café, mais également son traitement et sa commercialisation.

Ana est productrice de café dans le hameau de La Cuchilla de El Tambo (municipalité située dans le département de Cauca). C’est une mère de famille de 40 ans, qui peut aujourd’hui payer des études à ses deux enfants. Ana a rejoint l’association il y a 2 ans, mais ses parents en font partie depuis plus de 12 ans, dès son origine. Après sa séparation, Ana est revenue au hameau et a appris le fonctionnement de l’organisation.

« Ma formation en leadership a été très importante parce que j’ai appris à ne plus avoir peur de parler en public. Avant, c’était impossible. J’avais beaucoup d’idées et d’avis à défendre, mais j’étais incapable de m’exprimer. Je n’avais aucune expérience dans ce domaine, j’avais l’impression qu’on allait se moquer de moi ou que j’en étais incapable. Quand je suis arrivée à ASOPROECO, je ne comprenais pas pourquoi ils organisaient autant de réunions. J’avais l’impression de perdre mon temps. Cependant, j’ai peu à peu pris connaissance des expériences des familles, j’ai observé la production et la diversité des fermes, etc. Je me suis rendue compte qu’il était important de se former, de participer et de travailler avec d’autres personnes. J’ai été séduite par la manière dont ils se considéraient dans le groupe, avec respect et responsabilité. Je venais de me séparer de mon mari et j’avais l’impression qu’on ne me respectait pas. Lorsque j’ai commencé à assister aux réunions de l’assemblée, j’ai vu que tout le monde était sur un pied d’égalité, et même si certains avaient plus de connaissances que d’autres, tout le monde était disposé à collaborer et partager. J’ai appris à écrire des projets, j’ai acquis des connaissances de base en informatique et en communication. J’ai également appris à écouter mes collègues, à les comprendre, et à trouver des solutions aux conflits internes à l’organisation, mais aussi dans ma famille ».
Ana Melina Palechor - secrétaire du comité directeur de l’ASOPROECO et membre du comité de communication de l’assemblée régionale.

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