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Burkina Faso

LES FEMMES PRENNENT PLUS DE PLACE DANS LA COMMUNAUTÉ

Le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis son coup d’État en 1987, devrait achever en 2015 son quatrième et dernier mandat. Cependant, la récente création d’un sénat, impulsée par le président, suscite une indignation populaire ainsi que de violentes réactions de l’opposition qui voit dans cette nouvelle institution un levier pour une modification de la constitution qui permettrait à Blaise Compaoré de briguer à nouveau la présidence. Même si en 2011, une contestation sociale massive impliquant étudiants, magistrats, syndicats et même militaires avait donné lieu à une série de réformes politiques et institutionnelles suite à de larges consultations de la société civile, les raisons profondes qui ont mené à ces révoltes, notamment le déficit démocratique, persistent.

Burkina Faso

Le Burkina Faso est un pays sahélien, enclavé, parmi les pays les plus pauvres de la planète (183 sur 187 au classement de l’IDH) où plus de 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté et plus de 90% de la population n’a pas accès aux systèmes formels de sécurité sociale. Le secteur rural reste prépondérant dans l’économie burkinabé (86% de la population active) mais cette agriculture est confrontée à l’instabilité des conditions climatiques et fragilise l’économie face aux chocs exogènes vu l’importance des exportations cotonnières.
Au Burkina Faso, Solidarité Socialiste soutient une organisation (ASMADE) qui, à son tour, appuie 3 réseaux d’associations : l’UMUSAC qui compte 7 mutuelles de santé, ATY qui encadre 10 groupements de producteurs agricoles et enfin RAD/B qui soutient 20 groupements citoyens.



Accès à la terre pour les femmes

Les femmes rurales du Burkina Faso ont très peu accès à la terre et à d’autres ressources qui puissent leur procurer des revenus, notamment parce que le droit coutumier ne les autorise pas à être propriétaires de la terre. Les femmes représentent pourtant une forte proportion de la population active et contribuent beaucoup aux activités agricoles. Mais vu les difficultés d’accès à la terre, ce sont elles qui sont le plus touchées par la pauvreté. De ce fait, elles restent très dépendantes financièrement de leurs maris et peinent à trouver des ressources pour assurer les soins de santé ou les frais de scolarité de leurs enfants, par exemple. Le faible niveau d’instruction des filles n’améliore pas cette situation : de façon générale, les femmes participent très peu aux prises de décisions, à tous les niveaux.

Aujourd’hui, grâce à l’appui d’ATY, des groupements de femmes comme Wend Panga (15 membres) et Sandgo (17 membres) ont, par exemple, pu négocier des parcelles auprès de propriétaires terriens et de la direction provinciale de l’agriculture pour faire du maraîchage et de la culture de riz. En effet, ATY, réseau de groupements villageois, appuie notamment plusieurs groupes de femmes : à travers des formations en alphabétisation (en langue locale : le mooré), en techniques de transformation : savon, soumbala (sorte de cube bouillon traditionnel), en gestion, en technique de maraîchage, ces femmes sont ainsi capables de développer des activités génératrices de revenus.

Depuis, le mode de vie de ces femmes a changé : elles disposent de plus de revenus, peuvent assurer les frais médicaux de leurs enfants ou payer les moyens de transport, ce qui facilite leur travail. En procurant des ressources financières dans le ménage, elles participent aussi davantage aux prises de décisions et petit à petit occupent une autre place dans la communauté.



« Nous aidons nos époux dans la gestion des dépenses du ménage et cela nous donne plus de poids dans la négociation et les prises de décisions. Par exemple, mon époux avait d’abord refusé que je creuse le trou de la fosse fumière dans notre cour sous prétexte que nos enfants risquent d’y tomber en période hivernale. Mais j’ai réussi à le convaincre au fil du temps et aujourd’hui, je peux exploiter plus de 2 camions de fumure organiques et j’envisage de creuser une autre fosse ». Marie Ilboudo (4ème au concours de meilleure fumure organique lors de la Journée des Producteurs du Kourwéogo 2013, organisée par ATY)

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