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ENTRE JUPES ET DEFENSE DES DROITS DES FEMMES

En Bolivie, les gouvernements municipaux acquièrent des compétences importantes dans l’administration de la gestion publique au niveau local. Dans ce sens, la volonté politique, juridique et sociale de la municipalité de Tacobamba a motivé l’attribution directe de ressources économiques importantes et a permis de développer davantage d’initiatives de production. A Poroma, les associations et le syndicat se concertent et s’organisent, ce qui a permis d’institutionnaliser des foires de production municipales qui mettent en avant les producteurs locaux, les stimulent et les encouragent. Des initiatives à suivre…

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« Stabilité » est le terme qui pourrait définir la situation sociale, politique et économique actuelle du pays. L’État souhaite mettre en place la nouvelle Constitution politique grâce à la promulgation de lois. Cependant, pour la plupart, ces lois ne sont pas appliquées comme elles le devraient. Souvent les familles paysannes ne voient pas les résultats concrets ou les bénéfices tangibles de celles-ci. Le travail des partenaires de Solidarité Socialiste est donc surtout d’informer et d’analyser avec les communautés la portée de ces lois.

En Bolivie, Solidarité Socialiste soutient deux organisations : La « Fondation interculturelle Nor Sur » et la « Fondation ASUR » qui, à leur tour, appuient 37 communautés rurales et plus de trois mille familles dans les régions de Sorata, Tacobamba et Poroma.

Etre une femme à la campagne, une punition !

« Être une femme à la campagne est une punition : il faut cuisiner, s’occuper des enfants, aider nos maris, etc. Qui plus est, personne ne reconnaît notre travail  ».
Dans la région de Poroma, au sud de la Bolivie dans le département de Chuquisaca, les femmes n’étaient pas ou trop peu prises en considération. Elles étaient reléguées aux travaux domestiques et n’étaient pas assez mises en valeur au sein de la communauté. Il s’agissait souvent de mères célibataires, car les hommes partaient à l’étranger trouver du travail saisonnier. En réponse à cette situation, les femmes d’une communauté se sont organisées, elles se sont formées à la couture et regroupées jusqu’au jour où elles ont pu créer leur propre association : « Las Estrellitas » (Les petites étoiles). Il s’agissait d’une des premières associations de femmes de la région. Leur objectif était la confection de jupes, blouses, joggings et t-shirts. Pourtant, elles étaient encore peu organisées et arrivaient à peine à survivre de leurs quelques confections.

Un nouveau regard…

L’organisation bolivienne partenaire de Solidarité Socialiste, la « Fondation ASUR », a accompagné l’association Las Estrellitas dans l’objectif de soutenir tant l’association que les femmes qui en faisaient partie. Les femmes ont reçu des formations à la gestion administrative et financière afin de dynamiser l’organisation sur le plan interne (amélioration de la participation démocratique) et externe (en élargissant leurs marchés de vente par exemple), en renforcement de leadership. Cette forme d’organisation leur permet aujourd’hui de s’imposer afin de revendiquer leurs droits tant auprès des administrations locales qu’au sein de la famille. Elles demandent également des formations techniques en couture afin de produire plus rapidement des vêtements de meilleure qualité et avec du matériel plus adapté.

« Au début, on ne gagnait rien, mais au moins, on confectionnait des vêtements pour nos enfants, pour nous-mêmes, et même pour nos maris. On économisait de l’argent. Malgré ça, nos maris nous disaient : « Tu perds ton temps, au lieu de t’occuper des enfants et de la maison ». Comme on avait appris à mieux coudre, on produisait davantage. On a commencé à vendre nos vêtements sur les marchés, et on revenait avec de l’argent à la maison  ». Petit à petit les hommes et les autorités ont porté un regard neuf sur ces femmes qui se mobilisent chaque jour davantage pour faire changer les choses dans leur village. Elles font aujourd’hui véritablement entendre leur voix.




« On veut que les choses changent, que les autres femmes, et tout particulièrement les plus jeunes, s’organisent, soient formées et ne souffrent pas comme nous. On doit s’aider entre femmes et réclamer nos droits, pour avoir notre place parmi les hommes. On ne doit plus rester en retrait ! » (Remigia Choque-Socia).

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